Moment en suspension #1
Le jeudi, c’était histoire de l’art. Le matin, l’après-midi, le soir. Trois heures de cours réparties entre 9 heures et 18 heures. Je remplissais les « heures de trou » par des flâneries autour de Grafton Street, des cafés, des séances de sport, des allers-retours à bicyclettes, des séances de lecture à la bibliothèque quand j’en avais le courage… mais cette semaine, Léa-Bon-Plan m’envoya un message : concert des Frightened Rabbit jeudi à la pause déjeuner. Ça envoie du pâté, tu viens ?
C’est ainsi que je me retrouvai dans un petit théâtre sans estrade de Trinity College aux murs charbonneux. La scène était matérialisée par deux chaises pliantes, deux micros, des guirlandes lumineuses accrochées au mur par du ruban adhésif.
Les musiciens entrèrent doucement. Ils avaient l’air d’être tout juste arrivés en ville, après un long voyage. Dublin était l’une des dates de leur tournée mondiale et ils avaient décidé d’accorder un moment de leur journée aux étudiants de Trinity. Le temps de jouer quelques morceaux en acoustique et de raconter quelques anecdotes de tournée.
Tandis que certains connaissaient les chansons par cœur, je découvrais le groupe écossais. J’étais séduite par l’ambiance intimiste et ces petites notes sucrées.