L'heure des résolutions

Je crains le temps qui passe. Je célèbre chaque anniversaire au pied d'un clocher. A seize heures sonne le glas. J'enterre un peu de mes vertes années.

Ce ne sont ni les rides, ni les fardeaux de responsabilité qui me font peur, mais les échéances.
J'établis des listes de résolutions, et pas seulement le jour de l'an. J'avais même un petit carnet noir que je remplissais consciencieusement de to-do lists, attablée au Starbucks de Saint Martins Lane. Mais en réalité, j'abhorre ces mignonnes dates buttoirs car le temps est traître. Alors que vous tentez de le dresser à l'aide de jolis plannings, il s'échappe avant que vous ne puissiez regarder votre montre.

A treize ans, j'avais décidé d'intégrer le CNSM avant la majorité. Mais avant même d'avoir eu le temps de souffler mes dix-sept bougies, je me retrouvais outre-Manche sans professeur de piano. J'ai abandonné l'idée d'être un enfant prodige. A vingt ans, je maudis les deadlines en espérant qu'une nuit contient 1500 mots.

En 2011, j'ai donc décidé de contrôler le temps qui passe. Pour cela, j'aurai à mon poignet des montres redoutables. 
L'une m'indiquera l'un de mes moments favoris de la journée: le five o'clock tea. [Tibor Kalman]

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La montre dessinée par Denis Guidone pour Nava Design ressemble à un tableau abstrait. Trois petites taches d'encre noire sur fond blanc. A moi de décider si ces taches servent à lire l'heure.
source : |timefy|
Une montre est-elle une montre lorsqu'elle n'a ni cadran ni aiguilles? Yiran Qian, ou le temps sur demande. La liberté?
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