Passer un an à l'étranger, dans cet ailleurs que ce bloc célèbre, c'est accepter de décaler mentalement le nouvel an. Je m'explique, le passage a 2011 n'a pas eu la meme signification que les autres "nouvelles années", si toutefois elles en ont une. Le 31 Décembre c'est l'heure du demi bilan et non du bilan tout court, une nouvelle année commencera au retour. C'est en tout cas mon impression, ma facon de vivre les choses.
A l'heure du demi bilan, mon premier dommage est de ne plus aller au cinéma. Les 12$ exigés pour assister à une séance font office de repoussoir, tandis que s'éloigner des salles noires vous isole de l'actualité cinéma, avec pour conséquence d'etre encore moins susceptible d'y aller).
Compensation, l'art. Le Philadelphia Museum of Art (ou PMA pour les habitués) et autres grands musées que j'ai visité souvent ici ont maintenu ma culture en vie. Pas de déperdition de ce coté la si je compare a Paris. Meme si tous les musées ne sont pas gratuits, certains le sont, d'autres le sont certains jours et puis parfois il faut juste se résoudre a payer de 7 a 12$. Pour les jusqu'au boutistes de la gratuité, j'ai l'argument des quartiers arty et art galleries dans Chelsea (NYC), Northern Liberties (PHL) et Pilsen (Chicago).
| Pilsen, Chicago. Quartier arty en devenir, pris d'assaut par les hipsters. Gare au Williamsburg bis*. |
Je ne me ronge plus les ongles (ni les peaux, en gros j'ai vraiment arreté), je fais beaucoup plus de sport, mais la pomme du quatre hure s'est transformé en muffin (but I'm surrounded with food!). J'ai considérablement amélioré ma technique pour confectionner le cheesecake et fait énormément de pancakes pendant les vacances.
J'utilise toujours grooveshark et j'écoute les Local Natives parce qu' ils sont passés sur le campus et que j'ai adoré (essayez Camera Talk).
*Pour comprendre le phénomène de gentrification a Brooklyn: