When we came back to Paris it was clear and cold and lovely. The city had accommodated itself to winter, there was good wood for sale at the wood and coal place across our street, and there were braziers outside of many of the good cafés so you could keep warm on the terraces.
Ernest Hemingmay, A Moveable Feast, 1964
L'hiver pointe timidement son nez. J'ai ressorti l'écharpe en laine, Monoprix ses lots de clémentines. Mais le soleil est là, avec le froid, et tous deux me frappent le visage. C'est comme si Paris s'accordait un répit avant les rudes mois
de l'hiver. Je n'ai pas cours cette semaine ; les quatorze heures
libérées renforcent l'illusion d'une trève.
Ce lundi 31 octobre s'est achevé par un "thé vert éclatant & yuzu du Japon" en compagnie de Monsieur B.qui est reparti dans un éclat de rire un peu avant minuit. Je suis ensuite allée voir ce qu'il se passait au dehors. Accoudée à ma fenêtre, face au silence (relatif) de la place Michel Debré, je n'ai pu m'empêcher de penser "la vie est douce à Paris".
Ce lundi 31 octobre s'est achevé par un "thé vert éclatant & yuzu du Japon" en compagnie de Monsieur B.qui est reparti dans un éclat de rire un peu avant minuit. Je suis ensuite allée voir ce qu'il se passait au dehors. Accoudée à ma fenêtre, face au silence (relatif) de la place Michel Debré, je n'ai pu m'empêcher de penser "la vie est douce à Paris".
J'aime ces thés nocturnes sous les toits. Ils appartiennent au quotidien parisien que je chéris
tant aujourd'hui. Tout comme les cafés en terrasse dès qu'un rayon de soleil pointe son nez, les séances d'apnée dans le métro, les listes de mille choses à faire au pas de course.
Bien sûr, l'angoisse n'est pas tout à fait partie. Il y a encore des grises journées qui me donnent l'impression de revenir un an en arrière. A l'automne dernier, je célébrais Halloween avec d'autres étudiants Erasmus ; je partais à Londres avec deux amies avec pour objectif non-assumé de recoller les morceaux d'une histoire en miettes.
Mes souvenirs de "l'année hors-les-murs" sont peu vivaces. Les photos sont en sépia, assez floues. Tant mieux. L'année dernière était une douloureuse parenthèse, que je referme définitivement aujourd'hui en réalisant que cette période n'a pas été totalement stérile, contrairement à ce que je pensais en m'envolant de Dublin en juin 2011.
J'ai passé un an à me détester, je m'interdis désormais de me morfondre. J'embrasse la vie parisienne. Je me rends compte que laisser quelqu'un entrer dans mon quotidien n'est finalement pas si difficile. Malgré les stages qui s'enchaînent, je ne sais toujours pas où je vais "professionnellement parlant". Mais j'ai un projet passionnant en cours. Il s'appelle Quézac* et je ne manquerai pas d'en parler.
*clic! enfin ici, c'est quand même mieux : *clic*
p.s. : les droits d'auteur du titre appartiennent à Monsieur B., toujours aussi lyrique.