En l'absence du sacro-saint Internet chez moi, difficile de poster sur ce blog. Mais toutes choses, bonnes ou mauvaises, ont une fin et aujourd'hui je peux enfin redevenir germanoplatine en sirotant ma tisane "Nuit Tranquille" (c'est beau de continuer à croire).
Minuit approchant, il ne me paraît pas totalement incongru de raconter ce drôle de moment vécu la semaine passée, également aux alentours d'une de ces heures tardives. Je plante le décors. 23h, Paris, rue Saint-Honoré. Pour des raisons que je ne développerai pas ici, je me suis retrouvée à errer dehors en sortant de ma séance de cinéma. J'ai d’abord marché vers l’Ouest, puis retournement de situation et direction gare de Lyon. C’est ainsi que j’ai traversé la rue Saint Honoré un dimanche soir, peu avant 23h .
J'ai déjà précisé que je sortais du cinéma; je venais en effet de voir Melancholia. Une heure à peine avant ma promenade donc, la planète Melancholia anéantissait la vie humaine sur Terre et c'est alors que, sortie de la salle obscure, je trouvais une autre forme de vie en plein Paris. Rencontrer une sphère extraterrestre est précisément le sentiment que j'ai eu en marchant rue Saint-Honoré. On était dimanche soir et pourtant il était palpable que le champagne avait été débouché ce soir là. L'imagination s'occupe du reste. Ces gens célèbrent sûrement le lancement d’un nouvelle création de luxe. Leur mondanités ne sauraient en aucun cas se limiter au concept galvaudé du week-end.
Je croise ensuite quelques meuffettes brindilles habillées comme pour défiler sur un catwalk et qui en grillent quelques unes devant un lounge aux allures très sélectes. Devant Colette je reconnais l’odeur caractéristique de la boutique et qui se dégage devant l'entrée, même la nuit apparemment. Je souris alors en pensant qu'ils ont même eu l'idée de vendre un parfum d'intérieur à l'odeur identique.